Congrès Andev 2021 : témoignage de Sophie Boulan et Laure Talneau Mary, Nantes

À la rencontre des acteurs de l’éducation dans les collectivités au congrès de l’Andev 2021. Dernier volet avec Sophie Boulan, chargée de l’animation du projet éducatif de territoire, et Laure Talneau Mary, responsable de la mission projet éducatif au sein de la Direction Éducation de la ville de Nantes.

Pourriez-vous vous présenter ?

  • Sophie : Je suis Sophie Boulan, je travaille au sein de la direction éducation de la ville de Nantes. J’y suis chargée de l’animation du projet éducatif de territoire.
  • Laure : Je suis Laure Talneau Mary, responsable de la mission projet éducatif à la direction éducation de la ville de Nantes.

Qu’attendez-vous de l’Andev ? Quelle est votre contribution ?

  • Laure : J’assiste à mon premier congrès de l’Andev et je viens d’intégrer la commission permanente. J’espère y échanger, y trouver du partage d’expérience. J’aimerais pouvoir y mettre en commun des ressources puisque, quelles que soient la taille et la nature des territoires où l’on intervient, nous avons en commun de nombreuses problématiques du quotidien.
  • Sophie : J’ai récemment pris mes fonctions. J’attends de l’Andev de pouvoir accéder aux expériences d’autres collectivités de taille comparable sur le volet animation des politiques éducatives.

Qu’aimeriez-vous partager et mutualiser d’avantage avec des collègues d’autres communes ?

  • Laure : Certains collègues pointent que l’on réinvente trop souvent des projets déjà menés ailleurs. Avoir des ressources partagées, se servir, les adapter à nos contextes, à nos territoires, à nos configurations et contribuer en retour serait un gain de temps pour toutes et tous.
  • Sophie : Je connais encore peu l’ANDEV. Mais globalement, je dirais : tout ce qui concerne l’évaluation. Comment évalue-t-on les démarches, les politiques éducatives ?

Quelles difficultés rencontrez-vous dans l’exercice de vos fonctions ?

  • Laure : Libérer du temps de mes collègues sur le terrain qui sont happé.e.s par le quotidien et les urgences. Nous avons besoin de temps ensemble pour travailler sur le projet éducatif et les collaborations transversales. Entre les protocoles sanitaires à appliquer et l’épuisement des agents, qu’ils soient animateurs, des Atsem, ce travail est difficile à mener.
  • Sophie : Les urgences du quotidien nous empêchent de réfléchir à des sujets plus exploratoires mais tout autant essentiels. Pour former, pour faire de la concertation avec les agents, il faut sortir les équipes de leur classe, de leur groupe d’enfants et donc trouver du temps.

Y a-t-il une action particulière que vous souhaiteriez nous faire partager ?

  • Sophie : Malgré une année 2021 compliquée au regard du contexte, nous avons pu organiser une journée de rencontres en ligne entre tous les acteurs locaux de la classe dehors pour accompagner ensemble les enseignantes et les enseignants qui se lancent.

Propos recueillis par Benjamin Gentils.

Congrès Andev 2021 : témoignage de Nathalie Noulette, Strasbourg

À la rencontre des acteurs de l’éducation dans les collectivités au congrès de l’Andev 2021. Troisième volet avec Nathalie Noulette, responsable éducatif à la direction de l’enfance et de l’éducation de la Ville de Strasbourg.

Pourriez-vous vous présenter ?

Je m’appelle Nathalie Noulette et je travaille à la direction de l’enfance et de l’éducation de la Ville de Strasbourg. Je suis responsable éducatif du quartier de Meinau Neuhof, l’un des six quartiers de la ville où j’ai la charge du périscolaire. En parallèle, je suis responsable des agents : Atsem, animateurs et accompagnateurs vacataires. Ces derniers accompagnent les enfants sur la pause méridienne et sur les temps périscolaires à la garderie et dans les accueils de loisirs municipaux.

Qu’attendez-vous de l’Andev ? Quelle est votre contribution ?

Je viens partager des réflexions avec des collègues et pour les asseoir avec des notions théoriques lors des conférences. Je viens saisir des concepts, attraper des dispositifs avant de les partager avec mes équipes. Je viens également pour participer à l’animation de l’association. Je trouve ma place dans cet engagement complémentaire à mon poste dans lequel j’anime des ateliers et des groupes de travail en lien avec la petite enfance.

Qu’aimeriez-vous partager et mutualiser d’avantage avec des collègues d’autres communes ?

Je serais intéressée par le fait de bénéficier d’un espace dans lequel nous pourrions capitaliser sur nos expériences. Pouvoir retracer les projets à mesure qu’ils se développent. Il s’agirait finalement de prolonger ce qui est abordé lors des congrès. Aujourd’hui, cela disparait d’une année sur l’autre et on ne se requestionne pas malgré la publication d’actes. J’aimerais qu’il soit possible de s’inspirer et de se nourrir plus régulièrement des actions menées dans les autres communes. De ce fait, en démarrant une expérience sur notre territoire, nous aurions la capacité de nous réapproprier, d’affiner et d’apprendre des erreurs de mise en œuvre d’un projet similaire ailleurs.

Quelles difficultés rencontrez-vous dans l’exercice de vos fonctions ?

Le vrai blocage, c’est la question du temps. Les activités n’ont pas cessé avec la pandémie, les personnels sont fatigués, le lien humain et social s’est distendu. Sur les questions scolaires et périscolaires, en ce moment on galère. Cette question du temps et des priorités nous empêche d’avancer sur les sujets de réflexion et de travail en lien avec d’autres acteurs. Je suis focalisée sur la gestion des urgences.

Que retenez-vous de la première journée de congrès ?

On ne devient pas écologiste en achetant une voiture électrique et les éco-gestes ne suffiront pas à sauver la planète !

Propos recueillis par Benjamin Gentils.

Congrès Andev 2021 : témoignage de Agnès Faivre, Poitiers

À la rencontre des acteurs de l’éducation dans les collectivités au congrès de l’Andev 2021. Deuxième volet avec Agnès Faivre, Directrice du service éducation de la Ville de Poitiers.

Pourriez-vous vous présenter ?

Je suis Agnès Faivre, directrice du service éducation de la ville de Poitiers, en poste depuis le 1er octobre 2020. Je gère une direction de près de 600 agents qui s’occupent au quotidien d’accueillir des enfants sur les temps scolaires, en lien avec l’Education Nationale, et périscolaires.

Qu’attendez-vous de l’Andev ?

J’attends de l’Andev une forme d’analyse de pratiques. Nous sommes sur des métiers très contraignants en termes d’urgences. Nous sommes quotidiennement dans la réactivité et l’adaptabilité, certes nécessaires sur nos missions, mais nos postes nécessitent aussi une certaine prise de recul sur beaucoup de sujets éducatifs. J’attends aussi de disposer de ressources documentaires et réglementaires ; les textes bougent sans cesse dans l’éducation.

Qu’aimeriez-vous partager et mutualiser davantage avec des collègues d’autres communes ?

Je souhaiterais profiter de partages d’expériences, réussies ou non, avoir leur avis, pouvoir tester et expérimenter des projets communs. Voire même mener ensemble des projets et les évaluer de manière régulière.

Quelles difficultés rencontrez-vous dans l’exercice de vos fonctions ?

Il y a une fatigue des personnels du fait de la crise sanitaire. On doit prendre le temps d’écouter les agents mais aussi d’embarquer les équipes sur un projet global construit collectivement. Cela nécessite l’apport de nouvelles compétences et un appui technique pour mobiliser les agents sur les enjeux de demain et adopter une forme de résilience face à la crise écologique.

Propos recueillis par Benjamin Gentils


Congrès Andev 2021 : témoignage de Grégoire Ozanne, Montreuil

À la rencontre des acteurs de l’éducation dans les collectivités au congrès de l’Andev 2021. Premier volet avec Grégoire Ozanne, responsable du service propreté des bâtiments, restauration et vie scolaire, au sein de la direction de l’éducation de la Ville de Montreuil.

Pourriez-vous vous présenter ?

Je suis Grégoire Ozanne, responsable du service propreté des bâtiments, restauration et vie scolaire, au sein de la direction de l’éducation de la Ville de Montreuil.

Qu’attendez-vous de l’Andev ?

Je suis dans des services éducation depuis une vingtaine d’années et j’ai très rapidement connu l’Andev. J’ai participé à mon premier congrès de l’Andev en 2002, à Dijon. Je me suis immédiatement rendu compte à quel point j’en ressortais riche, tant en énergie qu’en connaissance. J’accède grâce à l’Andev à des ressources documentaires et à des échanges d’expériences qui m’alimentent au quotidien.

Qu’aimeriez-vous partager et mutualiser d’avantage avec des collègues d’autres communes ?

J’aimerais pouvoir conserver des traces des échanges, en particulier ceux qui sont informels. Les discussions à table lors des congrès sont une source d’informations précieuses dont on ne garde pas mémoire. D’un point de vue plus large, il nous serait utile de pouvoir documenter et partager davantage les différentes expériences que nous menons au sein de nos collectivités respectives. Le site de l’Andev a bénéficié d’un super travail mais ne répond pas aux enjeux d’ingénierie documentaire nécessaire.

Quel blocage dépasser dans vos fonctions ?

Nous sortons d’une période de bazar de près de 18 mois lors de laquelle nous avons dû assurer la continuité du service public dans des conditions compliquées. J’encadre un service qui comprend les ATSEM. Nous travaillions avant la crise sur une charte, pour la faire évoluer, pour la faire vivr. Nous l’avons un peu laissé tomber pour faire face aux urgences. C’est une déception et j’ai la volonté de reprendre ce travail sur le métier des Atsem, leur place dans l’école car je considère qu’elles y jouent un rôle essentiel.

Avez-vous un projet à partager avec vos collègues ?

Un des projets du mandat en cours est de permettre un retour en gestion publique de la restauration scolaire. L’idée est d’avoir un service qui soit transversal et qui permette aux enfants de mieux manger et à l’approvisionnement d’être plus responsable. Ce projet sera intéressant à suivre et à documenter.

Propos recueillis par Benjamin Gentils.