Faire récit : Fée depuis mars 2020

Le 30 janvier prochain, de 14 à 18h, l’association Faire Ecole Ensemble (Fée) , qui facilite le soutien citoyens de la communauté éducative tout au long de la crise de COVID-19  organise son Assemblée Générale. Depuis Mars 2020 et la fermeture brutale des écoles et des  établissements scolaires, tout est allé très vite. Aussi, il nous parait important de dédier la majeure partie de cette Assemblée à poser un regard réflexif sur l’année 2020 et à construire une mémoire commune des événements. Cette pourquoi, chaque participant sera appelé à partager son récit, sa rencontre avec Fée, un moment marquant et ce qui le relie aujourd’hui à l’association.

La première brique de cette mémoire commune est posée, il s’agit d’une compilation de tweets qui donne à voir l’émergence et le développement de l’association Faire Ecole Ensemble
Seulement 10 mois ont passé et pourtant beaucoup d’actions ont été amorcées, rendant parfois peu lisible le chemin parcouru, nous espérons que ce récit en tweets, participera à rendre visible l’invisible

Retrouver l’historique de Fée en tweets : https://twitter.com/i/events/1351172269582798853
Rejoindre l’association : https://www.helloasso.com/associations/fee-faire-ecole-ensemble/adhesions/adhesion-a-l-association-faire-ecole-ensemble-fee

La communauté des enseignants-développeurs informatique, de quoi s’agit-il ?

Ouverte à tous les enseignant.e.s qui ont des compétences en développement informatique, cette communauté permet à celles et ceux qui le souhaitent de s’entraider, partager des expériences, trouver des soutiens techniques, mutualiser des besoins et œuvrer pour un numérique éducatif plus coopératif et éthique

Nous rejoindre : https://frama.link/enseignants-developpeurs

L’intention 

Après les états généraux du numérique libre et des communs pédagogiques de novembre 2020, un cycle de webinaire a été entamé. Le premier, le 28 novembre 2020, avait pour thématique : « les logiciels libres par des acteurs de l’éducation pour des acteurs de l’éducation », Alexis Kauffmann, professeur de mathématiques et fondateur de Framasoft y interrogeait Clément Grennerat, élève de première est concepteur de pdf4teacher et Sébastien Cogez, professeur de mathématiques et développeur de QCMCam.

C’est avec cette rencontre qu’a émergé l’idée  de la communauté des enseignant·e·s développeurs et développeuses dont l ’association Faire Ecole Ensemble (Fée) facilite la réunion

Qui a déjà rejoint la communauté ?

Initiée en décembre 2020, près de 30 enseignant.e.s développeurs et développeuses (une seule développeuse en réalité), de la maternelle au lycée, ont déjà répondu à l’appel. Ces enseignant.e.s viennent des académies de Reims, Versailles, Bordeaux, Montpellier, Créteil, Nancy-Metz, Nantes, Lille, Grenoble, Normandie mais aussi d’une école française aux États-Unis, du lycée français de Tokyo et d’un lycée en Tunisie.

Les premiers échanges et ce qu’on en retient.

Au 10 Janvier 2021, nous avons eu la chance d’échanger avec une quinzaine d’entre eux, en groupe ou individuellement. Voici ce que l’on en retient :

Le point de départ de la mise en développement d’un logiciel ou d’une application par un enseignant est toujours lié à des situations problématiques rencontrées en classe. Tous ne développent pas leur logiciel sous licence libre bien que la volonté soit toujours de proposer un outil au service de l’intérêt général qui puisse être utilisé par des collègues. Pourtant, sans en faire une généralité applicable à chacune et chacun, voici les sujets que nous avons commencé à identifier :

  • Le manque de reconnaissance de ces compétences techniques par l’institution mais aussi socialement
  • Le manque de temps disponible à accorder au développement
  • La perte de motivation liée à l’isolement
  • Les difficultés à animer une communauté de contributeurs (développement, documentation, retours d’usage)
  • Le besoin de mettre en commun et mutualiser certaines initiatives
  • L’intérêt qu’il y aurait à accéder à des formations courtes et des conseils techniques
  • Le besoin d’une infrastructure (serveurs, outils de collaboration) pour permettre aux communautés de contribuer
  • La mise à disposition de matériel de qualité pour concevoir les logiciels et applications

Les premiers pas

Afin de faciliter la structuration et la mise en visibilité de cette communauté, nous engageons plusieurs action, dont nous ne savons pas à ce stade si elles se révéleront pertinentes ou non. C’est pourquoi nous n’hésiterons pas à arrêter, ajuster, bifurquer en fonction des premiers retours.

Un outil

  • Mise à disposition d’un forum en ligne pour s’entraider (déploiement avant le 01/02/2021, avec un petit mois de retard)

Une vie de communauté

  • Un apéro en ligne tous les mois  pour échanger entre pairs.
  • Une rencontre physique annuelle

Un soutien opérationnel

  • Faciliter les contributions : testeurs, documentation, appui en développement
  • Proposer des temps de formation ponctuels et faciliter la mise en lien avec une communauté de développeurs libristes en intérêt pour l’éducation (clin d’oeil Bastien et Lionel).

Mise en visibilité

  • Une galerie de portraits : de courte présentation seront réalisés dans les prochaines semaines
  • Une série de webinaire « le logiciel libre par des acteurs de l’éducation pour l’éducation » dans le cadre du cycle sur le libre et les communs : chaque mois nous vous présenterons 2 logiciels éducatifs libres initiés par des enseignants. 17 mars, 28 avril, 26 mai, 23 juin).

Deux chantiers

Acculturation : informer les enseignants développeurs qui produisent des logiciels gratuits propriétaires des enjeux du libre

Organiser un Hackahton sur la mobilité et l’école dehors

Ce dont nous rêvons

Faire converger ces initiatives et faciliter la mutualisation des efforts au service d’un numérique frugal, éthique, transparent et souverain.


Vous voulez nous rejoindre ?  https://frama.link/enseignants-developpeurs

Etats généraux du numérique libre et des communs pédagogiques, et après ?

Les 3 et 18 novembre derniers, à l’initiative de l’association Faire École Ensemble (Fée), près d’une trentaine d’organisations et de collectifs issus de l’éducation nationale, de l’éducation populaire, de la médiation numérique et de la recherche se sont réunis pour les États généraux du numérique libre et des communs pédagogiques, qui se poursuivent notamment à travers un cycle de webinaires et l’initiation d’une fabrique des communs pédagogiques.

Faire école ensemble (Fée) est une association collégiale qui a pour mission de faciliter le soutien citoyen de la communauté éducative. Fée engage des projets collaboratifs en s’appuyant sur 3 spécificités : la convivialité, la documentation et le recours par défaut aux licences ouvertes.

Si au sein de Fée, nous ne devions tirer qu’une leçon du confinement, c’est celui de la puissance de l’agir par les communs^1. Nous constatons en parallèle l’emprise croissante des GAFAM dans les usages éducatifs du numérique^2. Pourtant, il existe des  solutions  alternatives  et  d’autres  modèles  de  collaboration  et d’apprentissage tournés vers la culture du libre et la pratique des communs. D’ores et déjà, des milliers d’enseignant·es, de parents et d’acteurs associatifs se sont tourné·es vers la production et l’utilisation de ressources libres (contenus, logiciels, données) pour coopérer, mutualiser des connaissances, élaborer des scénarios d’apprentissage et s’organiser tout au long de la crise provoquée par l’épidémie de covid-19.

C’est pour participer à révéler la diversité de ses pratiques que nous avons amorcé les  états généraux du numérique libre et des communs pédagogiques.  En d’autres termes : pour veiller à ne pas «gafamiser» l’éducation, et inventer, collectivement, des réponses plus éthiques. Suite à une première phase de concertations et à un appel à contributions, un premier séminaire en ligne a été organisé le mardi 3 novembre, à la veille des États généraux du numérique pour l’éducation organisé par le Ministère et lors duquel nous sommes intervenus. Cette initiative s’est poursuivie le mercredi 18 novembre  par une journée de mise en pratique et de discussion autour des controverses soulevées. La documentation de ces journées est déjà accessible et des « actes » sont actuellement en cours de conception.

La suite ?

Nous avons entamé un cycle de webinaires sur le libre et les communs dans l’éducation qui durera au moins jusqu’au mois de juin 2021. La première rencontre, le 28 novembre dernier, portait sur « Les logiciels libres par des acteurs de l’éducation pour des acteurs de l’éducation », la seconde le mercredi 16 décembre était dédiée au matériel libre en biologie, (pad publié). Un troisième webinaire  est prévu le 20 janvier sur les outils de collaboration éthiques pour les associations et collectifs enseignants et un autre est en préparation sur les usages pédagogiques de l’outil cartographique libre OpenStreepMap.

Nous avons également commencé à réunir en communauté les enseignant.es –développeurs-développeur.es informatique pour s’entraider, partager des expériences, trouver des soutiens techniques, mutualiser des besoins et des projets et mettre en oeuvre un numérique éducatif plus coopératif et éthique. 

Enfin, nous amorçons la création d’une fabrique des communs pédagogiques. Elle a pour but de fédérer des coalitions d’acteurs publics, privés, associatifs, individuels, afin que ces derniers se constituent en communautés contributives pour agir sur des problématiques d’intérêt général dans le champ de l’éducation.

Pour rester informé :

Infolettre : https://framaforms.org/inscription-infolettre-pour-du-libre-et-des-communs-dans-leducation-1605792637

Twitter : https://twitter.com/Num_Edu_Libre

Notes de bas de page

1 : Selon David BOLLIER, “il n’y a pas de commun sans “faire commun”. Les communs ne sont ni les ressources, ni la communauté qui les emploient, ni les procédures pour les gérer, mais l’interaction dynamique entre tous ces éléments. Prenons Wikipedia comme exemple : il y a une ressource (la base de connaissance), une communauté (les auteurs et les éditeurs) et un ensemble de régimes et de protocoles établis par la communauté (les directives d’édition et de création de contenu Wikipédia). Le commun Wikipédia émerge à partir de ces trois éléments.”

2 : D’après un sondage réalisé par la Banque des Territoires en septembre 2020, plus de 70 % des enseignants ont recours aux outils des GAFAM dans leurs pratiques professionnelles

La communauté des enseignants-bricoleurs, de quoi parle-t-on ?

Ouverte à tous les enseignant.e.s, cette communauté permet à celles et ceux qui le souhaitent de trouver ou de fabriquer du matériel pédagogique libre dans un FabLab ou un tiers-lieux.

Pour rejoindre la communauté
Citoyen.ne fabricant.e (maker) : https://frama.link/citoyens-fabricants
Enseignant.e : https://frama.link/enseignants-bricoleurs
Visioconférence de présentation le mercredi 27 janvier 2021 à 16h.

L’intention de cette communauté est de permettre à des enseignant·e·s  de comprendre ce que sont les licences ouvertes et les communs, d’identifier du matériel, de participer à la création de tutoriels et de se rendre dans un tiers-lieux ou un fablab proche de chez eux pour le fabriquer eux-mêmes ou à plusieurs lors de la semaine je fabrique mon matériel pédagogique à la fin du printemps 2021. Par cela nous participons à l’émergence et à l’amélioration de communs numériques dans l’éducation. En l’occurrence : des plans et des tutoriels pour fabriquer du matériel pédagogique accessible à tous, partout dans le monde.

La semaine je fabrique mon matériel pédagogique

La semaine « je fabrique mon matériel pédagogique »est initiée par l’association tiers-lieux edu avec le soutien de l’atelier des chercheurs, du Réseaux Français des FabLabs, de France Tiers Lieux, du Réseau Francophone des FabLabs d’Afrique de l’Ouest, de Faire Ecole Ensemble et de tous ceux et toutes celles qui nous rejoindront dans cette belle aventure.

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Dans le tiers-lieux ou le FabLab de leur choix, les enseignant·e·s bricoleurs et bricoleuses  pourront s’engager dans la fabrication d’un matériel pour leur classe avec le soutien de citoyens-fabricants (les Makers) et créer facilement un tutoriel décrivant le processus de fabrication afin de pouvoir le reproduire avec des collègues ou des élèves. Deux tiers-lieux ont accueilli un premier essai en novembre 2020, une vingtaine sont prévus en février 2021 avant une événement plus large à la fin du printemps 2021.

Faire Ecole Ensemble (Fée)

L’association Faire Ecole Ensemble (Fée) facilite la réunion de la communauté des enseignant·e·s bricoleurs et bricoleuses dans la continuité des Etats Généraux du Numérique libre et des communs pédagogiques qui se sont déroulés les 3 et 18 novembre 2020. Ces derniers réunissaient une trentaine de collectifs et d’organisations issus de l’éducation nationale, de l’éducation populaire et de la médiation numérique pour veiller à ne pas « gafam-iser » l’éducation et mettre en valeur les pratiques de partage, de collaboration et de mutualisation observées tout au long du premier confinement et des semaines qui l’ont suivi.

Fée est une association collégiale née en mars 2020 pour faciliter le soutien citoyen de la communauté éducative tout au long de la crise de covid-19.  Fée impulse des projets collaboratifs qui réunissent des communautés de personnes diverses (parents, enseinant.e.s, designers, chercheur.e.s, élèves, architectes, juristes, militant.e.s associatifs, étudiant.e.s, développeurs, médiateurs numériques. artistes, ingénieurs, makers…) autour d’une intention commune (réaménager sa classe, organiser une nuit à l’école, penser la pédagogie en période de crise, fabriquer du matériel pédagogique…). Ces projets collectifs s’appuient sur trois constantes :
– la convivialité et le soin accordé aux relations humaines;
– la documentation pour favoriser l’émergence de connaissances communes; 
– le recours aux licences ouvertes par défaut pour faciliter la libre circulation et la ré-appropriation de ces connaissances.

Inspirations
La réunion d’une communauté d’enseignants-bricoleurs s’inscrit aussi bien dans le prolongement de pratiques liées à l’art de la débrouille, l’esprit du faire et la culture du libre et des communs dans l’éducation que dans la continuité d’initiatives d’éducation populaire, de pratiques de tiers-lieux et de nouvelles solidarités observées pendant le premier confinement avec par exemple la fabrication de milliers de visières par des citoyens-fabricants.

Les premiers retours
Lancé le 21 décembre, le 20 décembre 2020, vous êtes 170 enseignant.e.s de la maternelle au BTS, issus de 29 académies, à nous avoir partagé votre envie de faire ensemble. Parmi vos premières idées, il est question de fabriquer : « des instruments de mesure pour la physique-chimie, des gabarits d’angle, des fractions et des formes géométriques, un scanner 3D, un jeu de langue FLE, des modèles de sculptures de musées, des outils graphiques, des cartes à jouer personnalisées, des protège-cahiers, un glisse-nombres, des articles pour une classe flexible, du matériel d’apprentissage de la lecture et de l’écriture, des maquettes d’histoire, un banc d’animation, du matériel de différenciation pédagogique, une station hydrolique, du matériel de manipulation, un support de vidéoprojecteur, du matériel de rangement pour l’EPS, un microscope, une cuve à ondes, archilab, un coffre pour Escape Game,un bras articulé pour un élève en situation de handicap, un système de chrnométrage et de gestion de course d’orientation, une maquette de transmission accoustique, une table luineuse,… »Pour chaque besoin, nous chercherons ensemble s’il existe déjà un objet et si les plans sont accessibles, sinon nous pourrons travailler avec des citoyens-fabricants à les concevoir.

Ce que l’on va faire ensemble 

1/ Participer à un projet contributif

Le mode de fonctionnement de la communauté est un dispositif de recherche-action qui pourra permettre à chacune et chacun de témoigner de son expérience et de participer à la co-production de connaissances. Le choix des ressources conçues est fixé collectivement selon les intérêts des participants.

2/ Comprendre ce que sont les licences ouvertes et les communs

Qu’est ce qu’une licence ? Pourquoi les licences ouvertes permettent de diffuser des savoirs ? Quelle licence choisir pour un document, un logiciel, un plan, un objet, une vidéo ou du code ? Qu’est ce qu’un commun ? Pourquoi documenter ? Ce sont quelques unes des questions sur lesquelles nous échangerons.

3/ Faire émerger des communs numériques

En partageant vos idées, en participant à créer des plans et des tutoriels, en fabriquant du matériel pédagogique libre vous participez à l’émergence de communs numériques (un wikipedia des plans de fabrication de matériels pédagogiques) qui pourront être réutilisés, améliorés et repartagés.

Comment la communauté fonctionne-t-elle ?

Pour répondre à toutes vos questions et apprendre ensemble :
Des permanences en ligne 1-2 fois par mois
– Un webinaire par mois (le 1er est prévu le 27/01 à 16h)
– Un espace ouvert de partage de ressources
– Une Foire Aux Questions (FAQ) collaborative

Pour aller vers l’auto-organisation de la communauté, chaque membre est invité à contribuer (jamais seul) à l’une de ces activités (1h/mois) :
– Animer la communauté
– Documenter les temps collectifs
– Identifier du matériel
– Réaliser des tutoriels
– Entrer en relations avec des FabLabs et des tiers-lieux de son territoire
– Fabriquer des prototypes de matériel

Avec quels outils va-t-on collaborer ?

Dans la mesure du possible l’ensemble du processus s’appuiera sur des outils libres :
-Forum.faire-ecole.org (discourse): pour se présenter, partager des besoins et poser ses questions (ouverture le 01/01/2021)
-https://wiki.faire-ecole.org/wiki/Accueil  (Mediawiki) : espace de mutualisation de connaissances
https://fabriqueedu.tierslieuxedu.org/  (Do.doc) : pour publier de jolis tutoriels
– Visioconférence et prise de notes collaborative  (Jitsi et Codimd) : pour les temps collectifs et leur documentation.

Quelles règles pour la communauté ?

Afin de bien fonctionner une communauté s’appuie sur des valeurs partagées et des règles qui seront collectivement établies. Certaines règles sont néanmoins un préalable :

L’accueil : prenons gage que les personnes – de tous horizons et identités confondues – soient les bienvenues, qu’elles se sentent accueillies dans un espace ouvert et hospitalier. 

La bienséance et la bientraitance : rencontrons-nous avec excellence, c’est-à-dire la volonté et le soin apporté sur le bien être et le bonheur d’autrui, et assurons-nous d’être bien-traitant en s’attachant à ce que notre manière d’agir concrètement  soit bien un terrain de bienséance.

L’autonomie : chacun est libre d’entrer et de sortir de la communauté et de participer ou non aux activités.

Pas de démarche commerciale : les participants s’engagent à ne pas démarcher les autres parties prenantes.

Le cadre de contribution en cours d’élaboration s’appuiera largement sur ces
Conditions générales de contribution.

Les prochaines étapes 
– Dès aujourd’hui : proposer à un collègue de mon école ou de mon établissement de participer avec moi.
– 01/01/2021 : Ouverture du forum en ligne
– 27/01/2021, 16h : premier webinaire pour lancer la communauté, présenter la démarche et se rencontrer

Vous êtes un fablab ou un tiers-lieux ? Vous souhaitez accueillir des enseignant.e.s bricoleurs et bricoleuses ? Un formulaire vous sera de nouveau mis à disposition très prochainement.

Indie.Host, des outils libres au service de l’association Fée

Membre des CHATONS, créé en 2015, Indie.Host s’est donné pour objectif de répondre aux interrogations sur la manière de faire de l’open source afin de le rendre accessible au plus grand nombre. Le constat initial était que si les mastodontes du web dominent le marché (avec toutes les problématiques que cela suggère en termes de protection des données), c’est aussi parce que le logiciel libre peut sembler difficile d’accès. En mettant en place des services mutualisés et en proposant le single sign on – le fait de pouvoir se connecter à plusieurs services avec le même identifiant – Indiehost a tenté de répondre à cet enjeu et les résultats se font sentir.

Après avoir travaillé sur Nuit Debout en 2016, Indiehost commence effectivement à solidifier son modèle économique en touchant bien évidemment des acteurs de l’ESS (comme la Fondation de France) et des tiers lieux mais également en parvenant à remporter des appels d’offres comme celui d’une administration française qui constitue, aujourd’hui, sa première source de revenus.

Le travail commun pour grandir

Pour augmenter encore la voilure, l’objectif est de se rassembler avec d’autres acteurs du libre afin de mettre en place un projet commun qui permettrait d’augmenter le nombre de personnes y travaillant (2 à l’heure actuelle) et de ce fait de monter en compétences grâce à la complémentarité des personnes alors impliquées. Cette volonté répond à un double défi, technique et de modèle économique. Il s’agit tout à la fois de réussir à industrialiser le déploiement des outils et grâce à ça de progressivement sortir d’une simple relation client-prestataire quand cela est possible pour aller vers des relations de réciprocité. Mettre en place un service professionnel avec un réel support utilisateur participe de cette logique.

L’un des axes centraux de cette volonté d’évolution est assurément la recherche d’un modèle économique permettant de redistribuer la valeur et la richesse aux autres acteurs du libre puisqu’Indiehost arrive en bout de chaîne. Par exemple, dans le cas de la prestation pour l’administration française citée plus haut, Indiehost a contribué à automatiser la traduction des contenus, ce qui a permis à Pâquerettes de disposer aujourd’hui de cette avancée. Sortir de la simple livraison d’un outil pour passer à une logique de service en se fondant sur les besoins des usagers, tel pourrait être le résumé de l’ambition actuelle d’Indiehost. Et pour ce faire, la logique des communs et la démarche collaborative est le meilleur atout.

Indie.Host X Faire Ecole Ensemble

Dans les actions que l’association se propose de mener, la dimension du collectif et des communs est particulièrement prégnante. À ce titre, l’engagement des parrain.e.s et des contributeurs qui nous soutiennent sont l’une des clés de la réussite desdites actions. Parfois négligée, la question des outils informatiques utilisés est très importante tant dans la structuration du collectif que dans l’appui des différents temps proposés. Indiehost nous accompagne depuis le début sur ces questions dans une logique participative et de défense des communs.

Les outils mis en place
Si les débuts du collectif se sont principalement effectués sur une application de messagerie instantanée, très rapidement est apparue la nécessité de mettre en place un outil plus large qui permettrait de rassembler les volontaires. Indiehost a proposé la mise en place d’un rocket chat qui rassemble aujourd’hui [insérer nombre] participants et permet de mutualiser les compétences tout en nourrissant une dynamique de groupe.

En parallèle de ce chat, il a également rapidement été important pour le collectif de disposer d’une plateforme permettant d’héberger les fichiers et, là encore, en utilisant le principe du logiciel libre. En permettant l’utilisation d’un nextcloud, Indiehost a permis à l’association de répondre à cet enjeu important.

Enfin, Indiehost a permis de déployer un outil de prise de notes collaboratif (CODIMP)

Un article de Marwen Belkaid